Depuis quelques semaines, il y a un policier dans une voiture «fantôme» de couleur blanche qui distribue des contraventions systématiquement aux piétons qui traversent lorsque la lumière est rouge. Il semble avoir choisi les intersections près du métro McGill comme territoire de chasse. Mardi dernier, plusieurs employés sont arrivés au bureau en colère après avoir recu un cadeau de sa part. Tous ont affirmé que ce policier avait une attitude arrogante et manquait de politesse.
Il prenait un temps fou à donner ses contraventions pendant que ses victimes restaient au froid et sous la pluie.
Ce fut le sujet de conversation de l’avant-midi. Certaines questions sont revenues de façon récurrente : si un piéton traverse sur une lumière rouge sans avoir de comportement dangereux (aucune voiture dans les deux sens), devrait-on vraiment lui donner une contravention? Il y aura probablement toujours des accidents impliquant des piétons, peu importe les mesures restrictives imposées. Jusqu’où irons-nous au nom de la sécurité? Est-ce vraiment pour notre protection que ces contraventions sont distribuées ou est-ce pour remplir les coffres de l’État? Et notre liberté dans tout ça?
– Frédéric