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Stu Rasmussen, première maire transgenre aux États-Unis

Michael Freidson - Metro World News

Vous avez été élue maire de Silverton, dans l’Oregon. Le fait que vous soyez transgenre a-t-il représenté un obstacle à votre élection?
De prime abord, on pourrait croire que oui, mais ma communauté me connaît depuis longtemps comme quelqu’un de raisonnable, d’intelligent, de pragma­tique et de dévoué. Le seul endroit où mon élection n’a surpris personne, c’est ici, à Silverton.

Vous vous êtes attiré quelques critiques pour avoir porté une jupe courte à un événement scolaire.

La jupe était chic, mais courte, oui. J’ai écouté les critiques. La communauté m’a dit : «Stu, on n’a rien contre le fait que tu t’habilles en femme, mais on aimerait que ce soit en femme de goût.» Je peux porter ce que je veux dans la rue. Bon, ce n’est sans doute pas ce qu’il faudrait dire; je ne suis pas une prostituée! [Rires] J’ai fait attention à ça. Je me comporte maintenant plus sobre­ment, en tant que maire. Mais je dois confesser que j’aime les looks plus extrava­gants. Si je pouvais avoir une trans­plantation du visage et être Lady Gaga, ce serait peut-être mieux. Elle est époustouflante!

Son dernier album, Born This Way, aborde le thème de la différence. Cette idée vous parait-elle importante?

Cela m’a pris des années à m’accepter telle que je suis, mais maintenant que la société a évolué et ne punit plus les gens pour leur apparence, c’est un progrès important. 

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