Depuis le retour du gros hockey dans la cité magique de Winnipeg, nous en entendons de toutes les sortes. «Si Québec veut avoir son équipe, l’aventure de WinÂÂnipeg devra être conÂcluÂante», disent les uns. «La ville de Québec doit espérer que les trois prochaines années à Winnipeg soient financièrement prospères si on veut croire au retour des Nordiques», disent les autres. «Si j’avais les ailes d’un ange, je partirais pour Québec», clament une troisième catégorie de personnes n’ayant aucun rapport avec la discussion.
Oui, il est vrai que, si Québec veut un jour vivre le bonheur d’avoir une équipe de la Ligne Nationale perdante et ennuyante pendant plus qu’une quinzaine d’années, il faudrait avoir la preuve que c’est ce que la population veut.
Eh bien, sachez que le Bon Dieu (qui n’est pas le même que celui de notre chronique de la semaine dernière) fait bien les choses parce que, selon les sondages effectués par la firme Labeaume et Péladeau, c’est EXACTEMENT ce que la population veut. Une équipe de la Nationale dont on pourra être fier et s’identifier à.
Québec n’est pas Winnipeg
Malgré ce que les experts s’étouffent à essayer de nous expliquer, Winnipeg n’est pas Québec. Notamment parce que les deux villes sont situées dans deux provinces distinctes, mais particulièrement pour la raison évoquée plus haut : le monde de Québec, ils la veulent vraiment leur équipe. Ils la veulent tellement en fait qu’ils sont prêts à être enÂcore plus démocratiques que la démocratie elle-même afin d’en venir à leurs fins.
Entente illégale avec un particulier pour la gestion de l’immobilier? OK, pis? Injection majeure de fonds publics sans l’apport du privé? Ouais, fait qu’il est où le problème? Construction d’un édifice conçu pour une équipe de la Nationale sans la garantie d’une équipe de la Nationale? Mon père est plus fort que le tien, anyway.
D’ailleurs, ils la veulent à ce point cette équipe qu’au moment d’écrire ces lignes, toute une équipe de représentants de la population essaye de faire comprendre aux représentants de la poÂpulation que les lois votées par les représentants de la population pour le bien de la population ne sont pas nécessairement profitables pour la majorité de la population qui désire faire fi des règles qu’ils avaient établies. Pour le bien de la population. Ça c’est du vouloir. Ça c’est du désir.
Qu’on en voie encore un p’tit journaleux et pseudo- analyste comparer Winnipeg à Québec… Essayez juste pour voir…
Vendredi soir à 19 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada – 95,1 FM