C’est en tant que fumeuse que je vous écrit aujourd’hui. Voilà plusieurs jours que je lis les complaintes des non-fumeurs, et hier matin, celles de Sylvio Le Blanc…
Ne nous laissera-t-on jamais en paix? Que le tabagisme soit interdit dans les lieux publics fermés est tout à fait compréhensible dans la mesure où les non-fumeurs sont victimes de tabagisme passif. Cependant, dans les lieux en plein air, le tabagisme ne dérange personne. Je ne souffle pas ma fumée au visage des gens, et mes mégots finissent à la poubelle. Alors, je pose la question une nouvelle fois : Qui dérangé-je réellement? Chacun respire tous les jours le gaz d’échappement des voitures en souriant, mais s’insurge lorsqu’un fumeur apparait dans son champ de vision?
Cher M. Le Blanc, voulez-vous tout bonnement nous interdire l’accès aux parcs, aux plages et autres lieux extérieurs particulièrement fréquentés? L’interdiriez-vous aux personnes qui mangent non équilibré sous prétexte que leur santé en souffrirait? Laissez-nous, s’il vous plaît, vivre librement et faire les choix qui nous conviennent et qui ne regardent que nous. Car enfin, pour moi et pour tant d’autres, fumer est un plaisir, un risque que je choisis de prendre en toute connaissance de cause, au même titre que de continuer à mettre du déodorant, à utiliser mon téléphone cellulaire, à consommer des légumes bourrés de pesticides et à m’exposer au soleil bien que le risque de cancer ne soit jamais loin.
Quant à ceux qui me répondront qu’ils sont dérangés par les mégots jetés à terre, dois-je vous rappeler que la gomme à mâcher que vous avez jetée hier dans la rue mettra plus de temps à se dégrader qu’un mégot? Ne connaissez-vous donc pas la citation qui dit que «la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres»? Eh bien, chers non-fumeurs, je n’empiète pas sur votre liberté, n’empiétez pas sur la mienne.
– Suzie Coulon