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Joueurs autonomes : une analyse réfléchie

Yvan Piquette, Réal Munger et Paul Meilleur-Aucoin/Sportnographe

Tel un chantier de construction dans une zone névralgique de la circulation à Montréal, le Sportnographe a été inactif depuis quelque temps. Et toujours en es­sayant de suivre le modèle établi par sa métropole bien-aimée, le Sportnographe a pris ses congés alors que le bon sens lui aurait conseillé le contraire : en pleine ouverture du marché des joueurs autonomes.

Mais qu’à cela ne tienne, car une analyse en perspective des mouvements récents sur l’échiquier de la grosse Ligne Nationale est beaucoup plus pertinente que les réactions à chaud et non réfléchies que l’on peut lire parfois sur les réseaux sociaux. Et comme le Sportnographe est du type très émotif, on ne voulait pas à avoir à publier une lettre d’excuses à la suite de commentaires méchants dirigés envers les fans de Benoit Pouliot.

Analyse réfléchie

Le départ de Benoit Pouliot : Canadien n’avait pas le choix. C’est un joueur avec du po­tentiel et on sentait que ça s’en venait. Et comme la politique de Canadien l’oblige, un joueur de talent sur le point de débloquer doit être échangé pour des pinottes ou tout simplement libéré. Bon geste de Gauthier dans les circonstances.

Le départ de Roman Hamrlik : décision surprenante de Pierre Gauthier. La tradition veut que Canadien offre des contrats à long terme à de vieux défenseurs finis. Les rumeurs veulent que Roman ait lui-même été surpris de cette décision, compte tenu que Jaro Spacek lui avait dit de ne pas s’inquiéter.

Le départ de Halpern, de Pyatt et l’arrivée de Budaj: le départ de qui? Et l’arrivée de qui exactement? L’arrivée d’Erik Cole: autre geste surprenant de Pierre Gauthier. Normalement, quand un joueur a autant de succès à l’encontre de Canadien, la direction a comme modus operandi de le laisser filer pour qu’il trouve une niche dans une autre équipe, mais de la même division. À tout le moins, Canadien a payé cher, ce qui rééquilibre l’ordre établi. Le non-départ de Scott Gomez : patience et longueur de temps valent mieux que force et rage.

Conclusion
Selon toute vraisemblance, avec les acquisitions de l’état-major de Canadien, on peut s’attendre à ce que Canadien soit une équipe combative, petite, mais avec de la vitesse et beaucoup de hargne. Une équipe qui devrait terminer en septième place au classement et s’éteindre en première ronde contre toutes les autres équipes qui se sont plus améliorées qu’elle. En gros, la Coupe à Montréal cette année.


Première Chaîne de Radio-Canada – 95,1 FM

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