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La catastrophe de la Somalie

Internet, Facebook, Twitter, messages texte: c’est l’ouverture sur le monde, il n’y a plus aucune barrière. Il nous est possible de discuter presque instantanément avec n’importe qui, partout sur la planète. Vous voulez aller dans l’espace? Aucun problème, il suffit d’avoir beaucoup d’argent et le tour est joué. Aujourd’hui, il y a même des voitures électriques et des voitures qui se stationnent toutes seules; sur le plan technologique, plus rien n’est impossible.

Vous êtes infertile, l’insémination artificielle s’offre à vous. Vous pourriez même choisir le sexe, la couleur des yeux et des cheveux de votre progéniture, mais par souci éthique, nous nous gardons un peu de retenue! Votre cœur vous a lâché, on peut le remplacer. Il n’y a pas de limites à ce que nos scientifiques peuvent faire.

Alors y a-t-il quelqu’un qui peut m’expliquer pourquoi, en 2011, il existe encore sur cette grande et belle planète des famines aussi désastreuses que celle qui sévit présentement en Somalie? J’ai besoin de comprendre, car je ne suis plus capable de voir ces photos d’enfants mourant de faim, de ces humains qui fuient de tout bord tout côté à la recherche de la moindre parcelle de nourriture et d’eau.
Comment peut-on laisser mourir des centaines de milliers de personnes sans se rebeller, sans revendiquer, sans poser des questions, sans exiger des actions?

Que font les commu­nautés internationales, où sont les grands décideurs de ce monde? Et le Vatican, ces multimillionnaires en soutanes qui clament haut et fort que tous les êtres humains sont égaux sur cette Terre? Nous sommes outrés (et avec raison) devant des catastrophes comme celle de la Norvège, où un tueur fou a fait 76 victimes. Mais comment expliquer autant d’empathie pour 76 personnes et, à l’opposé, si peu de sympathie et de compassion pour ces dizaines de milliers d’Africains qui meurent tous les jours?

S.V.P., expliquez-moi, car je n’arrive pas à comprendre. J’angoisse encore plus lorsque je réalise que pendant le temps que j’ai pris à écrire ces quelques lignes, des centaines d’enfants si loin et si proche de moi en même temps sont morts de faim! Moi, ça m’empêche de dormir, mais que puis-je faire? C’est ce qu’on appelle de l’impuissance avec un grand «I», à moins que ce ne soit de l’hypocrisie avec un grand «H»!

– Francine Laplante

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