Cette lettre est une réaction à la chronique de Léo-Paul Lauzon de jeudi dernier et à la réplique d’un lecteur le lendemain.
Il est fantastique de voir deux points de vue ainsi échangés sur la place publiÂque. Par contre, si le point de vue de M. Lauzon représente assez bien l’image (relativement fausse) qu’ont les baby-boomers des jeunes généraÂtions, le point de vue de M. Charrette ne représente qu’une fraction des jeunes, ceux à qui papa-maman ont donné de bonÂnes bases dans la vie et un soutien financier, ou qui ont des capacités physiques et/ou mentales hors du commun leur permettant de tirer leur épingle du grand jeu de l’emploi, ou encore qui bénéficient d’une dose de chance (ou toutes ces réponses.)
La majorité des jeunes étudient, travaillent à avancer dans la vie et ne roulent pas sur l’or. Une grande partie profite des «dinosauÂres» (assurance-maladie, assurance-emploi, bien-être social, éducation, etc.) que M. Charrette veut laisser mourir et que je crois qu’il faut seulement réinventer, en tenant compte des nouvelles réalités sociodémoÂgraÂphiÂques.
M. Lauzon, s’il est vrai que les jeunes sont quand même lâches, amusez-vous à recenser tous les postes ayant un certain pouvoir au Québec et comptez le nombre de jeunes qui exercent ledit pouvoir. Ils sont une poignée. Ce sont quelques X, bien sûr, mais en grande majorité… des boomers! Comme quoi les changeÂments qui se pro-duisent dans les acquis de la RévoÂlution tranquille, ce sont les boomers eux-mêmes qui les font!
– Charles-Étienne Filion