Dix millions de personnes, dont deux millions d’enfants, soufÂfrent de famine dans l’est de l’Afrique, et il y a si peu de mobilisation internationale. Comment cela est-il possible en 2011? La Terre, pourtant, est devenue si petite, les autres continents sont si proches. C’est comme si nous habitions tous une grande maison et que, dans une pièce, plusieurs membres de notre famille étaient laissés à l’abandon, sans soins et sans ressources, à l’agonie.
Il y a 60 ans, dans les camps nazis ou soviétiÂques, des millions d’êtres huÂmains ont péri, et cela reste une meurtrissure et une honte collectives encore cuisantes. AujourÂd’hui, avec nos moyens de communication et d’intervention, nous n’avons plus l’excuse de l’ignorance et de l’incapacité. Les citoyens de tous les pays au monde doivent se mobiliser maintenant et enjoindre leur gouvernement ainsi que les institutions internaÂtionales d’agir avec la plus grande célérité, la plus grande énergie et la plus grande efficience.
– Christian Feuillette, Montréal