Chaque début du mois d’août, il convient de souligner le début de la Coupe Rogers de tennis (ainsi que le fait qu’il ne reste que 47 jours avant le premier match préparatoire de Canadien). Cet événement international permet en effet de mettre Montréal sur la « mappe » en plus de vendre des téléphones cellulaires, ce qui est beaucoup mieux qu’à l’époque où le tournoi était commandité par une marque de cigarettes qui donne le cancer. Les téléphones cellulaires, on ne sait pas trop si ça donne le cancer, et ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal.
Les plus grands joueurs, dont Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic, seront de la partie. D’ailleurs, il semble que l’ascension fulgurante de ce dernier serait due à la découverte de son intolérance au gluten, cette patente que l’on trouve dans la plupart des céréales.
Or Djokovic est imbattable deÂpuis qu’il a cessé de manger des croissants au beurre au petit déjeuner. Est-ce qu’on ne devrait pas suggérer à Scott Gomez de slaquer sur les sandwichs au baloney? Ça ne coûte rien d’essayer, si vous voulez notre avis.
Marc Denis
Il ne faudrait toutefois pas se laisser distraire par un sport qui ne se joue même pas sur patins. C’est qu’avec l’offre incroyable d’événements sportifs estivaux, nous avions presque oublié de commenter LA nouvelle de l’été : le remplacement de Benoît Brunet par Marc Denis à l’analyse des matchs de Canadien.
Le choc de cette annonce a ébranlé les colonnes du temple à tel point qu’il faudrait sans doute une délégation de fonctionnaires du ministère des Transports pour examiner les structures environnantes. On ne voudrait pas que Markov se blesse un troisième genou en passant sous un paralume fatigué.
C’est que le dénigrement du Benoît Brunet sur les internets et dans les salons des amateurs avait atteint son apogée avec l’incident du poteau de baie vitrée qui avait frappé Max Pacioretty à l’insu de son plein gré. Brunet avait alors expliqué que «c’est un sport de contact, Pierre», et la plupart des gens avaient trouvé la phrase légèrement déplacée.
Excitation
Évidemment, nous allons nous ennuyer des expressions monochromes de Benoît. Ses «gros bonhommes», «oye oye oye» et autres «incroyables». Mais la beauté de la chose, c’est que Marc Denis nous en réserve sans doute aussi de bien belles. Nous sommes comme des enfants devant un plat de bonbons à la perspective de l’entendre à l’œuvre. Ne reste plus que 47 jours à attendre…