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La valse des blâmes

À la suite de la lecture d’un article écrit par Jean-Benoît Nadeau et paru sur le web, «Les six problèmes de la construction», et aux divers commentaires entendus à la télé, dont celui du maire Tremblay qui réclame encore et toujours plus d’argent, je ne peux faire autrement que de me dire que la valse des blâmes est de retour.

Eh oui! Comme toutes les fois qu’une catastrophe se produit, c’est la faute des autres, et la seule solution, c’est d’avoir plus d’argent. Après tout, il reste encore quelques sous dans les po­ches des contribuables, il faut bien aller les chercher!

Toutefois, il ne faut surtout pas faire allusion à la négligence des différents politiciens et dirigeants qui, lorsqu’ils étaient au pouvoir (peu importe leur allé­gean­ce politique), ont pensé plus à leur réélection, à leur projet pour passer à l’histoire, aux alliés qu’ils «devaient» remercier pour services rendus… Et que dire de l’argent qu’on administre sans se soucier de savoir s’il est bien dépensé ou non? Après tout, le petit peuple n’a pas la compétence pour com­prendre. Alors, il n’a qu’à payer!

Ça me fait penser au film Dave, paru en 1993. L’avez-vous déjà vu? Kevin Kline en sosie du président des États-Unis et Charles Grodin en comptable ordinaire qui montre que, s’il administrait son entreprise comme le gouvernement le fait, il ferait faillite. Pourquoi la majorité du monde ordinaire sait comment gérer son argent, sans pour autant avoir fait de grandes études, et pourquoi les ministres et autres hauts fonction­naires ont des études supérieures et ne savent pas com­ment gérer convena­ble­ment les de­niers publics? La réponse est évidente: le simple mor­­­­tel sait qu’il ne peut aller chercher de l’argent aussi facilement que le gouvernement peut le faire.  

– Johanne Dubois

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