Le 2 mai, les QuébéÂcois ont massivement voté pour le charismatique chef du Nouveau Parti démocraÂtiÂque (NPD), Jack Layton, en faisant abstraction de ses candidats, sauf exception. Maintenant que M. Layton nous a quittés, moins de quatre mois plus tard, il nous reste les poteaux, sauf exception.
Je prédis que nos 59 députés néo-démocraÂtes, presque tous néoÂphytes, ne feront pas le poids devant leurs 43 coreligionnaires du ROC, presque tous expériÂmenÂtés. La position du NPD relative à la garantie de prêt promiÂse par le gouverneÂment fédéral à Terre-Neuve (pour son projet hydroélectrique de Bas-Churchill) le prouve. Le ROC l’a manifestement emporté sur le Québec.
Pour espérer faire des gains dans le ROC aux prochaines élections, le NPD voudra trouver un successeur à Layton qui soit originaire du Canada anglais. S’il est clairvoyant, ce nouveau chef ne fera pas de concessions au Québec afin de conforter les Canadiens anglais. En clair, la Belle Province sortira affaiblie de son expérience néo-démocrate dans quatre ans.
– Sylvio Le Blanc, Montréal