Comme Georges St-Pierre, Pierre-Luc Gagnon est au sommet de son art. Et comme l’as des arts martiaux mixtes il y a quelques années, Gagnon ne profite pas, au Québec, du statut de grande vedette que devraient pourtant lui garantir ses prouesÂses sur les rampes de planche à roulettes.
Seulement aux X-Games, la grand-messe des sports extrêmes, le Québécois a amassé 16 médailles jusqu’à maintenant, dont 7 d’or. Gagnon est un spécialiste de la rampe, où il se mesure à des icônes comme Shaun White et Bucky Lasek.
L’athlète de 31 ans, qui sera présent au Empire Backyard Party à Brossard samedi prochain, a rapidement trouvé sa voie. Alors que ses congénères rêvaient d’imiter Guy Lafleur, Gagnon dévoraient des magazines et des vidéos de skateboard à la recherche de nouvelles manœuvres périlleuses.
«J’ai toujours été attiré par les sports individuels, a-t-il raconté mardi dans une entrevue avec Métro. Il n’y a personne qui te dit quoi faire. Il n’y a que toi et ta planche.»
Enfant, Gagnon ne s’intéressait peut-être pas aux sports d’équipe, mais il a tout de même vécu une jeunesse semblable à celle des hockeyeurs en herbe. Il faisait le tour des planchodromes durant l’été et s’entraînait sur une mini-rampe que son père avait construite dans le sous-sol de la maison pendant la saison froide. Et ce, jusqu’à ce que la ville de Boucherville accepte de construire un parc intérieur.
«Mon père a payé pour construire les rampes, et la ville nous a donné une subvention pour louer un entrepôt, a-t-il expliqué. J’étais au skatepark de l’après-midi jusqu’au soir.»
Une fois adolescent, le Québécois a rapidement fait sa marque dans le monde du skate. En 1996, il a remporté le Vans Warped Tour. À la suite de sa victoire, la compagnie lui a offert un budget pour voyager et un petit salaire. Sa carrière était lancée et Gagnon n’a plus jamais regardé en arrière.