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La crise de la dernière chance

Pierre Curzi et autres électrons libres ont beau s’agiter ici et là, et demander au PQ qu’il se soumette à un examen de conscience, rien ne semble pointer dans cette direction. Et pour cause! Si le parti n’accepte pas de l’aide, l’entreprise de sauvetage est à toutes fins pratiques vouée à l’échec.

À cet égard, une simple attention aux derniers agissements du PQ indique clairement que l’invitation à la cure et au changement ne le captive guère. Ils sont encore trop nombreux, Mme Marois en tête, à pré-férer maintenir hors de leur conscience les re­pré­sentations et critiques leurs apparaissant inacceptables, voire troublantes. Comme à son habitude, le PQ n’a d’autre façon de réagir que de banaliser la crise et de se réfugier dans un confortable déni. Pourtant, l’occa­sion est belle de considérer la crise comme une véritable opportunité de changement qui pou­rrait conduire à une difficile, mais nécessaire remise en question.

Par ailleurs, il persiste, le risque que le changement n’ait pas lieu et qu’encore une fois, le PQ reste figé dans ses fonctionnements antérieurs, comme autant de «patterns» patholo­gi­ques. Si le PQ veut embrasser un avenir meilleur, il importe que l’attitude face à la crise change irrémédiablement et que celle-ci soit non seulement accueillie comme le résultat d’une profonde pathologie, mais aussi comme une étape essentielle vers la guérison.

En définitive, si le PQ continue à refouler sa raison d’être et se borne inlassablement à ne pas assumer ses idéaux et son identité historique, il pourrait bien ne jamais se relever. En ce sens, cette dernière rechute du PQ est peut-être bien la crise de la dernière chance.   

– Étienne Boudou-Laforce, Québec

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