J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt le passage à Montréal, la semaine dernière, de l’altermondialiste de renommée internationale Susan George. Ce que je retiens de son message est que tous nos maux actuels viennent du fait que le capitalisme a aujour-d’hui délaissé la production pour la spéculation. Le système ne crée donc plus d’emploi ni de richesse, seulement des profits mirobolants pour une poignée de boursicoteurs et la pauvreté pour le commun des mortels. Pour réglementer – réguler – le marché, on nous dit que tous les pays doivent le faire en même temps, sinon personne ne voudra prendre les devants seul (idem pour la taxe sur le carbone, d’où l’échec de Stéphane Dion en 2008 avec le Tournant vert).
Donc, ce n’est pas demain la veille qu’on verra un progrès sur ce dossier. Nous naviguerons ainsi de crise en crise, jusqu’à ce que tout le système implose, comme le communisme a implosé il y a 25 ans. Après, on ramassera les dégâts, et on essaiera de passer à autre chose, un monde plus conscient, moins rapace et plus solidaire.
– Christian Feuillette, Montréal