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Bravo et merci Julie!

La DPJ réagit à un texte intituté «Se taire ou démissionner» publié dans Métro mercredi dernier.

Au nom de tous les enfants du Québec, merci Julie! Merci d’avoir eu le courage de tes convictions et d’être allée jusqu’au bout pour affirmer l’importance d’agir pour protéger les enfants. Merci aussi d’avoir accepté, dans l’intérêt des tout-petits, de témoigner de ton expé­rience. En signalant à la Direction de la protec­tion de la jeunesse (DPJ) la situation de la fillette qui te confiait être fouettée par son père, nul doute que tu as fait ce qu’il fallait.

Comme tout citoyen témoin d’une situation qui laisse croire qu’un enfant est victime d’abus physi­que ou sexuel, Julie avait l’obligation de signaler cette affaire à la DPJ afin qu’une intervention soit effectuée très vite pour vérifier ce que vivait cette enfant et peut-être éviter qu’elle soit à nouveau
victime d’abus physiques.

Il est possible que, dans les faits, cette petite ne soit pas maltraitée, que l’histoire d’abus qu’elle raconte soit sans fondement. Il se peut cependant aussi qu’elle porte sur elle, déjà, de multiples cicatrices de coups donnés avec une ceinture, un bâton, un fil de téléphone… qu’en se confiant à Julie, elle ait demandé de l’aide pour que cela cesse parce qu’elle avait peur, parce qu’elle avait mal et parce qu’elle s’inquiétait pour sa petite sœur et son petit frère qui sont aussi frappés. Ne pas entendre cet appel à l’aide, c’est faillir à sa responsa-bilité de protection, c’est perpétuer le sentiment d’impuis­sance des enfants victimes et c’est confirmer qu’ils ont tort de faire confiance aux adultes qui les entourent. Nous connaissons tous l’histoire de la petite Aurore. C’est une histoire horrible et qui fait honte, mais qui devrait nous rappeler à tout jamais l’importance de briser le silence devant des indices de maltraitance.

Nous sommes, tous et chacun, individuellement responsables d’agir pour protéger un enfant en signalant sa situation à la DPJ. Cela signifie que toute personne qui a des raisons de croire qu’un enfant est en danger doit le signaler. C’est un devoir auquel on ne peut se soustraire et qui ne peut être limité, en aucun cas, par une autre personne

La bonne nouvelle, c’est Julie et ce qu’elle repré­sente d’espoir pour l’avenir. Les enfants victimes de maltraitance ont besoin d’hommes et de femmes comme Julie pour leur venir en aide. Bravo et merci Julie!

– Michelle Dionne, DPJ, Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire

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