Pour un deuxième soir de suite, le Canadien a offert une performance plutôt ordinaire. Cette fois, il s’est incliné devant les Sabres de Buffalo.
Toutefois, quelques jeunes espoirs de l’organisation, ainsi que certains vétérans, nous ont donné des raisons d’envisager la saison à venir avec optimisme.
Nathan Beaulieu, choix de première ronde du Tricolore au dernier repêchage, s’était déjà illustré durant le camp des recrues et les matchs intra-équipe. Le défenseur de 6 pi 1 po a continué sur sa lancée mercredi en jouant avec aplomb avec la rondelle, surtout en zone neutre et pendant les avantages numériques, et sans commettre d’erreurs dans sa zone. Il a d’ailleurs obteÂnu une aide sur le but de P.K. Subban en avantage numérique.
«J’étais vraiment conÂtent de la décision de l’entraîneur de m’envoyer sur la glace durant l’attaque à cinq, a-t-il expliqué dans le vestiaire après la rencontre. P.K. m’a beaucoup aidé, il m’a donné beaucoup de conseils.»
Brendan Gallagher, autre vedette du camp d’entraînement, a lui aussi préparé quelques beaux jeux en avantage numérique.
À son premier «véritable» match depuis sa blessure en mars dernier, Max Pacioretty semblait patiner sans trop se soucier de son état de santé. Le solide attaquant n’a pas hésité à foncer au filet. Il a d’ailleurs failli s’échapper avant d’être aplati sur la glace par Christian Ehrhoff.
«J’étais un peu nerveux, a-t-il avoué. Au début du match, je me sentais comme si c’était la première fois que je chaussais des patins.»
David Desharnais s’est quant à lui très bien déÂbrouillé au centre de Pacioretty et de Brian Gionta. Il n’est pas complètement farfelu d’imaginer que le petit Québécois puisse se retrouver à cette position si Scott Gomez connaît encore des problèÂmes cette saison.
Peter Budaj, qui agira à titre d’adjoint de Carey Price cette saison, a plutôt bien paru au cours des 30 minutes qu’il a joué, bloquant 14 des 15 tirs des Sabres. Il n’a cédé qu’une fois, devant Jason Pominville, qui avait été complètement oublié devant le filet. Le Slovaque n’y pouvait rien.