Lors des jourÂnées interrégionales sur la persévérance scoÂlaire, la semaine dernière, il y a eu un atelier sur les enjeux politiques de la persévéÂranÂce. Il s’est dégagé un consensus de cet atelier, selon lequel les structures n’ont pas à être changées.
Line Beauchamp, ministre de l’Éducation, a assisté à l’ouverture de ce colloque et à sa clôture en compagnie du premier ministre Jean Charest. Elle s’est bien gardée de dire quoi que ce soit à propos de ses intentions et a fait l’annonce de coupures draconiennes dans l’aide aux commissions scolaires, jeudi soir, après que les participants au colloque furent rentrés chez eux. Cette annonce a pris tout le monde par surprise.
Heureusement, les militants libéraux ne sont pas si bêtes et ils ont compris que cette réforme n’avait pas de sens. Lors du congrès libéral de la fin de semaine, ils ont renvoyé la ministre à ses devoirs, c’est le cas de le dire. On voit bien que les dirigeants libéraux sont déconnectés de la population, et même de leur base. Ils ont fait leur temps.
On comprend mal l’arguÂmentaire de Mme Beauchamp, qui prétend vouloir maintenir les commissions scolaires tout en leur coupant les ailes. Mais, ce n’est pas la première fois que le gouvernement libéral parle la novlangue.
Certains prétendent que cette nouvelle volte-face du gouvernement Charest, à laquelle s’ajoute une autre plus tardive concernant les pouvoirs de la commission d’enquête de la juge Charbonneau, donnera des munitions à François Legault et à ses partisans.
Mais un projet qui 1n’a pas d’allure et qui est soumis par la ministre Beauchamp n’a pas plus d’allure quand il est défendu par M. Legault.
– Francis Lagacé, Montréal