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Le Canadien peut en profiter

Ken Campbell - The Hockey news

La transformation de l’équipe est peut-être due à l’abandon de l’équipement rose de Carey Price (sûrement pas…) ou au congédiement de Perry Pearn (certainement pas!). Qu’importe, le Tricolore affrontera les Sénateurs d’Ottawa dans un bien meilleur état d’esprit vendredi.

Trois grandes raisons ex­pliquent pourquoi le Canadien a excellé durant ses trois dernières rencontres : le jeu au sein des unités spéciales s’est extraordinairement amé­lioré, Carey Price a commencé à faire de gros arrêts, et l’équipe a offert un effort plus constant tout en faisant preuve de plus de robustesse.

Commençons par les unités spéciales. Avant la récente série de gains, l’avantage numérique du Canadien, normalement assez efficace, n’avait fait mouche que 3 fois en 32 occasions. Durant les 3 derniers matchs, la formation a inscrit le même nombre de buts, mais en seulement 13 jeux de puissance. Avec un homme en moins, les Montréalais se sont défendus avec succès 11 fois sur 12.

Avant cela, ils avaient flanché à 7 reprises en seulement 35 désavantages numériques.

Maintenant au tour de Price. Le jeune gardien n’était pas à blâmer pour les insuccès de son équipe, mais disons qu’il ne sauvait pas  la mise très souvent. Tout cela a changé au cours des affrontements contre les Flyers et les Bruins.

Price a bloqué 75 des 79 tirs dirigés vers lui, ce qui donne un pourcentage d’arrêts de ,949. On est bien loin de la triste moyenne de ,879 qu’il traînait avec lui avant le match contre Philadelphie!

Toutefois, la facette du jeu que le Canadien a le plus améliorée se mesure difficilement par des statistiques. Peut-être est-ce parce que les Flyers et les Bruins sont des équipes imposantes physiquement, mais le Canadien a été robuste dernièrement.

Avant le 26 octobre, il n’obtenait que 17 mises en échec en moyenne par match. À ses 3 derniers matchs, en re­vanche, il a frappé ses adversaires 24 fois par heure!

Autre détail : avant d’entamer sa série victorieuse, le Tricolore avait perdu plus de mises en jeu qu’il n’en avait gagné (différentiel de – 20). Contre les Flyers et contre les Bruins, il a gagné 88 mises en jeu et n’en a perdu que 82. Toutes les équipes vous di­ront qu’il est beaucoup plus facile de connaître du succès quand on commence avec le disque, surtout celles, com­me le CH, qui excellent quand elles sont en possession de la rondelle.

En fin de compte, les problèmes du Canadien n’étaient peut-être pas si profonds qu’on le craignait…

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