Les Montréalais ont boudé la vaccination contre la grippe saisonnière l’année dernière et la Direction de la santé publique de Montréal espère qu’il en sera autrement cette année.
Les autorités sanitaires montréalaises espèrent qu’un Montréalais sur deux se prémunira du vaccin au cours de la campagne annuelle, qui commence mardi. L’année dernière, 40 % de la population avait reçu le vaccin contre la grippe saisonnière, soit une baisse d’environ 10 % par rapport aux années précédant 2009, selon Renée Paré, médecin conseil à la Direction de la santé publique de Montréal.
Le vaccin sera administré gratuitement à une population cible parmi laquelle on compte les adultes de 60 ans et plus, les personnes atteintes de maladie chronique, les femmes enceintes et les parents de jeunes enfants ainsi que les travailleurs de la santé. Le vaccin sera disponible jusqu’en mars dans quelque 900 points de service, y compris dans une quarantaine de pharmacies.
Chaque année, un Montréalais sur six a la grippe et ses complications entraînent la mort d’une centaine de personne sur l’île.
À la Direction de la santé publique, on attribue cette baisse du taux de vaccination contre la grippe saisonnière à un «manque d’intérêt» survenu à la suite de la campagne massive contre la souche A (H1N1), en 2009. «Aussi, il y a probablement des gens qui pensent qu’ils sont toujours protégés, mais il faut se faire vacciner chaque année parce que les souches de la grippe peuvent changer», a ajouté la directrice adjointe de la Direction de la santé publique de Montréal, Terry-Nan Tannenbaum.
Cette année, le vaccin offrira une protection contre trois souches, dont la A (H1N1), qui circule toujours dans le monde.
S’il ne peut empêcher de contracter le virus, le vaccin peut protéger contre d’éventuelles complications. D’ailleurs, l’année 2009-2010 a été fort occupée dans les urgences en raison des complications dues à la grippe, affirme la Direction de la santé publique. Idem dans les CHSLD, alors que la population âgée est habituellement fidèle au vaccin annuel contre la grippe. «Dans le reste de la population, on avait un moins bon taux de couverture vaccinale, ce qui fait que l’influenza peut circuler et entrer plus facilement dans ces établissements», a expliqué la docteur Renée Paré.
