Métro s’est entretenu avec Jockin Arputham, fondateur de la Fédération nationale des habitants de bidonvilles en Inde et président de Slum Dwellers International.
On constate que 97 % de la croissance de la popuÂlation mondiale survient dans les pays en voie de développement. Est-ce que les habitants des bidonvilles accueillent de nouveaux arrivants?
Ça dépend. Est-ce que les nouveaux arrivants sont des immigrants? Parce qu’habituellement, pour qu’un nouvel arrivant joigne un bidonville, il doit connaître quelqu’un qui y vit déjà. Vous haÂbitez d’abord avec un proche, un parent. Dans la plupart des bidonvilles, il est très difficile de se trouver un terrain pour construire un taudis. C’est encore plus difficile de se trouver un vrai logement. Même la classe moyenne ne peut se permettre un logement décent à Mumbai.
Est-ce que les bidonvilles peuvent encore se développer et grossir?
Les agences internaÂtionales ignorent les gens qui tentent de survivre en marge des grandes villes. C’est pourquoi les bidonÂvilles ne cessent de pousser. Les gouverneÂments réservent des terrains pour plein de choses, comme des hôpitaux, des parcs, des écoles ou pour le transport, mais ils en consacrent très peu au logeÂment social et abordable, une solution de rechange pour les habitants des bidonvilles. Les besoins des pauvres pour se loger sont trop souvent ignorés, même si les villes puisent souvent leur main-d’œuvre bon marché parmi les habiÂtants moins fortunés.
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Contrôle des naissances
Depuis 1950, le nombre d’enfants moyen par femme a chuté de 50 %, passant de 5 à 2,5.
- Au Japon, en Russie, dans plusieurs pays européens et en Amérique du Nord, les femmes donnent naissance, en moyennes à 1,5 enfant, alors qu’en Afghanistan et dans plusieurs pays afriÂcains, la moyenne est de 5.
- Bien que la Chine ait réussi à freiner sa croissance exponentielle avec sa politique de l’enfant unique, les démographes ne croient pas qu’il s’agisse d’une solution exportable dans d’autres nations. «Les gouverneÂments devraient offrir à leur population davantage de choix en ce qui concerne le contrôle des naissances, et non imposer des pénalités aux gens qui on trop d’enfants!», croit Ralph Hakkert, du Fonds des Nations unies pour la population.