On connaît les effets pervers d’une société mal éduquée. Elle est facilement manipulable et exploitable. Une hausse des frais de scolarité empêcherait certes une couche de la population d’accéder à un enseignement supérieur. Mais qu’en serait-il des universités si on ne trouvait pas un moyen de renflouer leurs coffres? Verrait-on une baisse dans la qualité de l’enseignement? Pour ceux qui fréquentent déjà les universités et ceux qui désirent les fréquenter et qui ont les moyens de le faire, c’est inacceptable.
En revanche, Maxime Ouellet, docteur en scienÂces politiques, soutient que le problème n’est pas le sous-financement, mais bien la mauvaise gestion des ressources (Université inc.). On détourne la majorité des fonds vers la recherÂche et on ne laisse que des miettes pour le baccalauÂréat. On ne peut se plainÂdre des bienfaits des subvenÂtions en recherche, mais doit-on le faire au détriment de la formation générale?
Personne ne semble avoir pensé à un terrain d’entente. C’est l’absolu pur et dur. C’est le tout ou le rien. Autant de la part du gouvernement que des associations étudiantes. Ne pourrait-on pas proposer une hausse de 812 $ (soit la moitié de ce qui est demandé) introduite en 6 ans? Je pose la question.
Lorsque vient le temps de prendre des décisions qui affectent toute la société, il est important de se poser les bonnes quesÂtions. J’ai jusqu’à demain pour répondre aux mienÂnes. Ce n’est pas facile.
– Un étudiant de Polytechnique