J’ai profité d’un passage à Montréal pour aller visiter le campement des «indignés».
Ce que le mouvement a déjà gagné, c’est de démontrer à tous l’existence d’une fraternité et d’une solidarité transnationales. Une communauté «spontanée», un champignon d’opposition qui dénonce les dérives du système capitaliste, l’étouffement démocratique et la destruction de nos territoires. Une microsociété de résistants rayonnants sous l’ombre de la Bourse. La colère, l’éducation critique et l’amour fraternel sont des armes de reconsÂtruction massive.
Bien entendu, il faut repenser et transformer nos cadres démocratiques et économiques, mais ça prend aussi de l’action, ici et maintenant! En ce sens, j’appuie toutes les initia-tives qui convergent vers un meilleur vivre-ensemble à court, moyen et long terme. Si vous passez par Montréal, allez donc faire un tour au campement des indignés. Il y a des activités organisées tous les jours. Il n’est pas nécessaire de camper au square Victoria pour partager l’indignation des campeurs.
– Sébastien Bois, Trois-Rivières