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L'effet d'entraînement

Yvan Piquette, Réal Munger et Paul Meilleur-Aucoin/Sportnographe

Plusieurs éléments influencent la vie d’une équipe de hockey. On a connu l’effet Georges Laraque qui ajoutait six pouces à tous les joueurs (du moins, c’est ce que dit son autobiographie). Il y a aussi l’effet placebo qui nous a fait croire un moment que Sergei Kostitsyn était aussi bon que son frère (finalement, ils étaient tous les deux mauvais). Mais nous nous intéresserons aux conséquences du fait que Canadien ne joue pas pendant cinq jours d’affilée.

Se penser bon
Cette situation provoque une exacerbation de l’importance des nouvelles relatives à l’équipe et à ses joueurs, renforçant ainsi le sentiment de fierté. En lisant les journaux grâce à Google Traduction, les joueurs réalisent que tabarnouche, ils sont meilleurs qu’ils ne le pensaient.

Ainsi, depuis le dernier match de l’équipe, les scribes ont approfondi certains dossiers pour découvrir des choses merveilleuses permettant de continuer de parler de Canadien malgré la relâche. Par exemple, Lars Eller est un Jordan Staal en puissance, et l’échange qui l’a amené à Montréal est le travail d’un visionnaire puisque Halak n’est plus le Patrick Roy en puissance qu’on nous avait précédem­ment décrit.

De plus, Canadien s’est découvert un quatrième trio qui fait l’envie de toutes les équipes de la «Ligne» Nationale. Il suffisait d’ajouter un gars au nom imprononçable (qui est accessoirement assez bon dans les mises en jeu) pour que tout fonctionne. Mais ça ne s’arrête pas là.

Au courant de la semaine, Carey Price a été élu joueur du mois, lui qui était pourtant incapable d’arrêter une rondelle, en plus de porter un masque rose, il y a à peine deux semaines. Et que dire de la blessure à Gomez qui semblait mineure, mais qui finalement le confine encore aux estrades? Une bénédiction.

Une épopée

Voilà une liste d’éléments qui, pris dans la routine d’un match aux deux jours, passerait probablement inaperçu. Mais grâce à l’effet d’entraînement de ce congé prolongé, les petits exploits deviennent des épopées que les experts sportifs en quête de sujets nous racontent. Et le pire, c’est que nous les croyons et que cette atmosphère positive influence probablement l’équipe. Ce soir, Canadien va gagner.


Première Chaîne de Radio-Canada – 95,1 FM

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