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Deux «inconnues» en route pour les JO de Londres

Les noms de Sandra Sassine et de Christine Robinson ne vous disent rien. C’est normal. Dommage, mais normal. Il faut dire que l’escrime (Sassine) et le water-polo (Robinson) font rarement la une des journaux. Pourtant, ces deux athlètes québécoises font partie de l’élite mondiale dans leur discipline. Moins d’un an avant les Jeux olympiques de Londres, elles méritent donc qu’on se pen­che un peu sur leurs parcours.

Pour l’instant, les deux filles ne sont pas encore qualifiées en vue des pro­chains JO, mais cela ne devrait pas tarder.

Sandra Sassine a commencé à manier le fleuret à l’âge de six ans à Chibougamau. Son père, Henri, qui a entraîné huit olympiens en escrime, s’est occupé de sa formation. Dès l’âge de 12 ans, elle s’est qualifiée pour les Championnats du monde juniors.

De cette expérience est né un rêve encore plus grand: les Jeux olympiques. Un rêve qu’elle a réalisé en 2008 en participant aux JO de Beijing. Elle en a ramené une 7e place en équipe, une 28e place en individuel et une tonne de souvenirs. «Je pensais arrêter l’escrime après Beijing, mais j’avais goûté aux Jeux, raconte-t-elle. J’ai eu envie d’aller au bout des choses et de tenter de me qualifier pour Londres.»

Christine Robinson a, elle aussi, découvert son sport très tôt. Enfant, elle était toujours dans les piscines de l’Ouest-de-l’Île, à Montréal. Faire des longueurs commençait toutefois à l’ennuyer. C’est à ce moment qu’elle a adopté le water-polo, un sport que son frère ainé pratiquait. Christine a rapidement fait sa place sur la scène du water-polo canadien.

À 15 ans, elle a été choisie dans l’équipe nationale junior et, en 2004, à seulement 19 ans, elle a fait partie de la formation féminine du Canada aux Jeux d’Athènes. Les filles ont fini septièmes en Grèce et ne se sont pas qualifiées pour les Jeux de Beijing en 2008. Cela n’a fait que renforcer le désir de Christine de revivre l’expérience olympique. «À Athènes, en 2004, c’était extraordinaire, relate-t-elle. Je me souviendrai toujours des cérémonies d’ouverture où on a été accueillis par des milliers de personnes, et aussi de nos matchs, qu’on disputait devant de grosses foules.  C’est pourquoi je veux retourner aux Jeux.»

Sandra et Christine sont soutenues par le programme Athlètes olympiques de la banque RBC.

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