Une solution raisonnable

Le double objectif étudiant est clair : d’une part, pouvoir étudier dans des conditions rai­sonnables, ce qui limite beaucoup de temps à consacrer au travail rémunéré. D’autre part, ne pas être écrasé de dettes à la sortie des études. Il convient de tenir compte cependant du double objectif du citoyen ordinaire : il souhaite que tous, même les plus démunis, puissent entreprendre des études universitaires dans ces conditions raisonnables, mais trouve équitable qu’une fois fa­vo­risés d’un salaire nette­-ment au-dessus de la moyenne, les diplômés remettent à la société ce qu’elle a investi pour leur procurer cette situation enviable. Je propose la solution suivante : par entente avec les banques, celles-ci prêtent à intérêt avanta­geux à l’étudiant le mon­tant de ses frais annuels sur preuve d’acceptation à un cours universitaire. Ces frais sont aussitôt refilés au gouvernement. Une fois nanti d’un salaire intéressant, l’étudiant remboursera selon un pourcentage de son salaire brut (4 %? Un peu plus, un peu moins, à préciser). L’étudiant ne trouvant pas d’emploi, ou un emploi à faible salaire, ne paie rien.

L’avantage de cette formule, c’est qu’elle satisfait les quatre objectifs mentionnés plus haut. La dette ne devient la responsabilité de l’ex-étudiant que dans la mesure d’un salaire qui lui permet le remboursement sans hypothéquer l’essentiel.   

– Michel Frankland, Montréal

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