Vous pensez que le football est un sport ennuyeux? Parions que vous trouverez de quoi rire avec cette version du sport. Le «football unicycle» – une version du football sur des vélos à une roue – fait un tabac dans la petite ville de San Marcos, au Texas. Chaque semaine, des centaines de partisans y suivent les matchs du premier et unique championnat de l’UFL (Unicycle Football League). Les règles du sport, fondé en 2008 par Marcus Garland, un étudiant en biologie marine, sont identiques à celles du football – sauf que les joueurs sont juchés sur des unicycles quand ils portent le ballon ou même quand ils réalisent un plaqué (ou flackle en langage UFL). Et le terrain de jeu est un parc de stationnement en asphalte. «Ce sport semble ridicule, mais on ne rigole pas toujours sur le terrain», dit le jeune homme de 34 ans. Marcus a parlé à Métro de ce sport peu ordinaire.
Comment avez-vous eu cette idée?
Quand j’étais enfant, je jonglais sur un unicycle, et j’étais un grand partisan des Oilers de Houston. J’aimais imaginer que je jouais avec eux, sauf que tous les joueurs étaient en unicycle. C’était mon rêve d’enfant.
Quand avez-vous décidé d’en faire un vrai sport organisé?
En 2008, quand je suis entré au collège ici à San Marcos, j’ai commencé à pratiquer ce sport avec le club de jonglage que j’avais créé. On a passé un accord avec un magasin de vélos pour vendre plus de
100 unicycles dans le coin. Il y en a maintenant telleÂment dans la ville que les gens n’y font plus attention. À nos premières parties, il y avait 40 spectateurs. Maintenant, 400 perÂsonnes viennent nous voir chaque dimanche. Les unicyclistes sont vraiment engagés – certains ont des tatouages de leur équipe sur leurs bras. Les joueurs ont chacun leur propre surnom amusant pour jouer – un genre d’alter ego dans le monde du football unicycle.
Est-ce vraiment dur de tenir sur un unicycle?
En fait, c’est surprenant, mais nous préférons les gens qui ne savent pas en faire. À l’entraînement, nous apprenons aux nouveaux venus comment utiliser l’unicycle, ce qui prend un jour ou deux. Le plus important est de se mettre en selle rapidement.
Plaquer sur le goudron doit nécessiter une protection adéquate. Quel est l’équipement pour jouer?
Cela dépend de la position que vous occupez. Les protège-tibias sont indispensables, surtout si vous vous êtes déjà frappé les jambes sur une pédale – ça donne une bonne raison pour les mettre. Le casque est obligaÂtoire. Nous n’autorisons pas les protections d’épaules comme au football. Toutle reste est à la discrétion du joueur. J’essaie juste de ne pas tomber sur les coudes [Rires].
Vos détracteurs pourraient dire que vous dénaturez le football. Que répondez-vous à ceux qui disent que ce n’est que du cirque?
D’abord, je veux que le football unicycle soit ainsi. Lors des premiers matchs, tout le monde ricanait et la foule s’amusait. MainÂtenant, personne ne rigole sur l’asphalte. Tout le monde donne son maximum quand il plonge dans l’arène de jeu.
Êtes-vous déjà allé à l’hôpital pour blessures graves?
Je n’ai pas d’assurances, donc j’essaie d’éviter les hôpitaux autant que possible. Mais je me suis démis l’épaule droite au moins… 15 fois ou plus. D’autres joueurs se sont blessés au genou, fracturé la clavicule, cassé le nez ou mutilé des doigts. Touchons du bois – personne n’a jamais été touché à la colonne vertébrale. Mais je crois surtout que c’est moins dangereux que ce que, nous, nous appelons le «football piéton», avec une blessure au genou, je peux continuer à pédaler, comme je ne cours pas. J’ai aussi joué toute une partie avec une entorse à la cheville sans m’en rendre compte avant le jour suivant.
Pour les curieux, visitez le site de la Unicycle Football League.
Voici une vidéo d’un match:
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=84TKIVKilSk&w=560&h=315]