En réponse à la lettre de Raki O. Biteghe publiée dans le courrier des lecteurs de vendredi.
Madame, je sais combien c’est difficile pour une femme enceinte de voyager debout dans le métro ou l’autobus. Mais si vous voulez vous asseoir, s’il vous plaît, vous n’avez qu’à le demander gentiÂment au lieu d’attendre que les autres vous remarquent. Personne ne dira non, j’en suis convaincu. Il s’agit de civisme, pas d’une obligation. J’ai déjà voulu céder mon siège à une future maman qui m’a sèchement répondu : «Non, merci.»
Considérez-vous chanceuse, madame, de voyager (même debout) en transport en commun dans un pays riche et civilisé comme le nôtre où, contrairement à ce que vous dites, les usagers sont généraleÂment polis. Ailleurs sur la planète, la situation n’est pas aussi reluisante. La femme enceinte doit marcher des kilomètres pour chercher de l’eau, couper du bois de chauffage, cuisiner et nourrir la maisonnée.
Quand on se compare, on se console.
– Moussa Ahme, Montréal