lang="fr-FR" > Kaberle, du bon et beaucoup de mauvais

Kaberle, du bon et beaucoup de mauvais

Je ne prétends pas être capable de prédire l’avenir. Après tout, je pensais que le groupe The Knack était la réincarnation des Rolling Stones dans les années 1970. Mais je peux affirmer avec une certitude absolue que Tomas Kaberle n’amas-sera pas deux passes à tous les matchs du Canadien.

De toute évidence, Kaberle a fait bonne impression à son premier match avec le Tricolore samedi après-midi contre les Devils du New Jersey. Pour l’instant, il a fait taire les légions de mécontents qui ont vertement critiqué la décision de Pierre Gauthier de faire son acquisition. Kaberle disputera sa première partie à la maison mardi, et on se demande bien ce que le Canadien obtiendra en retour de son investissement de 12 M$, qui prend fin après la saison 2013-14.

Quand il est à son meilleur, Kaberle est un défenseur qui déplace excessivement bien la rondelle. Il reste de glace dans sa zone et au lieu de causer un revirement ou de dégager par la bande, il a la capacité de faire une belle passe à un de ses attaquants. Quand vous êtes une équipe formée de joueurs petits et rapides, ça constitue tout un avantage.

Il est aussi rassurant de penser que Kaberle a récolté respectivement 47  et 49 points à ses deux dernières saisons. Voilà pour les bonnes nouvelles.

Mais la très, très mauvaise nouvelle, c’est que Kaberle n’a jamais été un joueur d’impact, même durant ses meilleures années à Toronto. Ceux qui croient que l’arrivée de Kaberle améliorera instantanément le jeu de puissance du Canadien risquent d’être déçus. Il était un des éléments-clés du pire avantage numérique de la ligue il y a deux ans et a joué 58 matchs pour des Maple Leafs qui croupissaient dans le dernier tiers de la LNH avec un homme en plus la saison dernière.

Et la nouvelle la plus terrible reste à venir. Le jeu défensif de Kaberle, qui n’a jamais été sa force, est en déclin. Il n’aime pas s’impliquer physiquement et, pour un gars de son gabarit, il se laisse trop facilement séparer de la rondelle.

Au cours des années où j’ai couvert les Leafs à Toronto, je me souviens de Kaberle comme d’un gars facile à vivre et apprécié de ses coéquipiers. Son jeu peut devenir un problème, mais sa personnalité n’en sera jamais un. Il ne sera pas une distraction pour le Canadien et fera toujours passer l’équipe en premier. Est-ce que ça sera suffisant pour les partisans montréalais?

Articles récents du même sujet

Exit mobile version