En cette période des Fêtes, il est courant d’appeler à la paix. John & Yoko avaient lancé leur Happy Xmas (War Is Over) en 1971. Et n’y a-t-il pas habituellement une trêve pour le jour de Noël?
On apprend ces jours-ci que les derniers soldats états-uniens quittent l’Irak après presque 10 ans d’invasion pour éliminer des armes de destruction massive qui n’existaient pas. Résultat : près de 4 500 morts chez les États-Uniens, mais plus de 100 000 morts chez les Irakiens, qui n’en demanÂdaient pas tant.
Et toute cette opération fondée sur un mensonge éhonté (les fameuses «armes de destruction massive») aura coûté près de 800 G$.
Voilà un pays qui n’a pas les moyens de s’offrir un sysÂtème de santé pour prendre soin de tout le monÂde, mais qui, pour faiÂre la guerre, n’a eu aucun mal à casser son cochon.
Les moyens de la guerre pourraient-ils servir à la paix? La réponse est claire et évidente. Ce qui est renversant, c’est qu’on soit encore si peu nombreux à en être convaincus, qu’ils soient encore majoritaires à croire que l’industrie de la mort est préférable à la santé et à la paix.
Assez tristement, Happy Xmas (War Is Over) a été relégué au même rôle décoratif que les belles intentions chrétienÂnes d’amour universel qu’on entend dans les cantiques. Méditons ça durant notre réveillon.
– Francis Lagacé, Montréal