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La crédibilité du pays en jeu

Voici un extrait d’une lettre envoyée au premier ministre Harper.

La décision de votre gouvernement, annoncée par le ministre de l’Envi­ronnement, Peter Kent, d’aban­donner les objectifs de l’accord de Kyoto et de ne pas participer à un quelconque effort pour mettre en place des mesures contraignantes nous semble tout à fait inacceptable et irresponsable. Les arguments économiques mis de l’avant par votre gouvernement pour ne pas s’engager dans un nouvel accord ne doivent pas balayer toutes les autres considérations, en particulier la responsabilité que nous avons envers les générations futures. Tout retard à agir augmente les risques et crée un fossé de plus en plus grand entre le bien commun et les intérêts particuliers de quelques-uns. L’atmosphère est un bien qui n’appartient à aucun humain, mais qui influence la vie de tous.

Le CODDEP exhorte votre gouvernement à respecter les engagements, qui découlent de la signa­ture par le Canada du protocole de Kyoto, endossés officiellement par le Parlement lors de la ratification de ce protocole le 17 décembre 2002. Par cette signature, le Canada s’est officiellement engagé à ce que les émissions du­rant la période 2008-2012 soient de 6 % inférieures à celles de l’année 1990. 

Le Canada fait fausse route en matière environnementale, principalement par l’augmentation de la production des sables bitumineux. De plus, le Canada renie les engagements contractés dans un traité international. La crédibilité du pays est ici en jeu.

La validité du protocole de Kyoto prend fin le 31 décembre 2012. Durban était donc une étape importante pour bâtir rapide­ment un nouveau protocole contraignant de réduction des émissions de gaz a` effet de serre. Le Canada doit être partie prenante du prolongement de Kyoto et doit impérati-ve­ment promouvoir un accord prévoyant d’établir rapidement un pacte global de réduction des émissions. 

Le CODDEP demande donc officiellement au gouvernement fédéral de respecter les engagements qu’il a pris dans l’accord de Kyoto. Nous considérons que votre gouvernement n’a pas la légitimité de saborder les efforts des 20 dernières années.  

– Le Comité de développement durable de la Polytechnique de Montréal (CODDEP)

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