Voici un extrait d’une lettre que le PDG de CAA-Québec a fait parvenir au ministre de l’Environnement, Pierre Arcand.
Oui, une inspection antipollution à la revente est nécessaire pour les véhicules de huit ans et plus, mais n’allez pas trop vite, M. le ministre. Il faut d’abord informer la population et la sensibiliser sur les avantages que cette inspection entraîne. Les gens ont beaucoup de questions, voire d’inquiétudes, pour le moment : le propriétaire d’une voiture antique, les parents qui songent à donner leur véhicule à leur jeune nouvellement détenteur d’un permis de conduire… et bien d’autres!
Les avantages d’un programme d’inspection à la revente nécessitent d’être mieux connus. On a beaucoup insisté sur les gains environnementaux importants sur le plan collectif. Mais on parle aussi de gains importants en matière de protection du consommateur. Cette inspection sera un élément de plus pour confirmer sa décision d’acheÂter un véhicule. L’acheteur saura qu’il peut compter sur une voiture au point et dont la consommation de carburant sera normale. Comme l’inspection pourrait également révéler des signes pouvant remettre en cause l’intégrité générale du véhicule, il se verra en quelque sorte asÂsuré qu’il n’achète pas les problèmes des autres! Sous cet angle, il est faux d’affirmer que cette mesuÂre toucheÂrait les gens aux revenus modesÂtes. Rappelons qu’à eux seuls, les gains en économie de carburant en valent la peine. Une voiture inter-médiaire mal en point consomme en moyenne 15 % de plus de carburant, ce qui peut engendrer une dépense annuelle suppléÂmentaire de 350 $ pour une voiture de cette catégorie!
Le vendeur, lui, sachant que cette inspection viendra un jour, sera d’autant plus enclin à bien entretenir sa voiture sur une base régulière. Dans ce contexte, le véhicule passera sans problème l’inspection au moment d’un changement de propriété, permettant au vendeur d’obtenir sans doute la meilleure valeur de revente possible.
Enfin, en privilégiant un meilleur entretien, on s’assurera d’une plus grande disponibilité de véhicules d’occasion et en bonne condiÂtion au profit des acheteurs de cette catégorie de voituÂres. Car, ultimeÂment, il est souhaitable de conserver une voiture le plus longtemps possible.
– Paul A. Pelletier, PDG de CAA-Québec