Comme l’ensemble de la population, l’Association médicale du Québec suit avec beaucoup d’attention le débat public entourant les effectifs médicaux au Québec.
Avons-nous suffisamÂment de médecins pour répondre aux besoins de la population? Certains disent que non, d’autres réduisent le débat à un simple ajustement à la charge de travail des médecins de famille.
Chose certaine, il y a une pénurie de méÂdecins de famille qui est «ressentie» sur le terrain. On en a une preuve dans le nombre imporÂtant de citoyens qui se disent in-capables de dénicher un médecin de famille et qui doivent se rabattre sur les cliniques sans rendez-vous ou encore sur les salles d’urgence.
Il n’y aura jamais de consensus, ni au sein de la profession médicale, ni dans la population, sur le ratio médecin/patients idéal. L’accesÂsiÂbilité des soins constitue un problème trop complexe pour qu’on la présente comme une simple question arithmétique.
Ce débat sur le nombre de médecins requis ou sur leur charge de travail est stérile. Les membres de la communauté médicale, tous champs d’activité conÂfondus, s’entendent déjà sur plusieurs éléments d’un mode d’organisation qui favoriserait l’accessibilité des soins : interdiscipli-narité, partage des responÂsabilités avec d’autres professionnels, dont les infirmières, partage des informations cliniques, considération du patient comÂme véritable partenaiÂre dans l’élaboration du plan de traitement et de suivi de son état de santé, mettre, la prévention, etc.
C’est donc sur l’organisation du travail et sur le travail d’équipe que deÂvraient se concentrer nos efforts en vue d’améliorer l’accessibilité des soins, et ce, avant que les nouvelles cohortes d’étudiants ne viennent grossir les rangs des médecins en pratique.
– Ruth Vander Stelt, présidente de l’Association médicale du Québec