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L'Impact vole le show

Le poids médiatique de l’Impact de Montréal est minime, surtout si on fait une comparaison avec le Canadien. Pourtant, 2011 a davantage été l’année du onze montréalais que celle du Tricolore.

Tandis que les hommes de Jacques Martin – maintenant de Randy Cunneyworth – étaient éliminés en première ronde des séries et, quelques mois plus tard, connaissaient un des pires débuts de saison de leur histoire, l’Impact vivait deux années en une.

Conscient de l’importance de bien faire en 2011, l’Impact se préparait également pour son passage tant attendu en MLS en 2012. «À l’interne, nous étions en mode 2011 pour la saison, mais aussi en mode 2012 tellement il y avait de la préparation à faire», a expliqué Richard Legendre, vice-président exécutif de l’Impact, en entrevue avec Métro.

L’année n’a pas été de tout repos pour le onze montréalais. M. Legendre a accepté de commenter les événements les plus marquants et les défis qui attendent l’équipe.


Le départ de Marc Dos Santos

Après 12 matchs, et seulement deux victoires, l’entraîneur Marc Dos Santos a démissionné. Le directeur technique, Nick De Santis, a repris la barre de l’équipe temporairement. Après quelques ajustements et plusieurs embauches de joueurs, l’Impact s’est replacée et est passée bien près de se qualifier pour les séries. «Les résultats n’étaient pas au rendez-vous et, plus souvent qu’autrement, l’entraîneur écope dans ces situations.»


L’accrochage avec les Ultras

Irrités par le mauvais début de campagne de leurs favoris, les Ultras ont commencé à en faire voir de toutes les couleurs à De Santis et au propriétaire, Joey Saputo. Le «conflit» entre les partisans les plus dévoués de l’équipe et la direction est arrivée à son paroxysme le 6 août quand les Ultras ont quitté leurs sièges quelques secondes après le début d’un match en signe de protestation.

Deux lettres ouvertes et une rencontre plus tard, la blessure était toutefois refermée. «La page est tournée, a affirmé M. Legendre. Des chicanes ça arrive dans toutes les familles. Les Ultras sont non seulement nos plus fervents supporters, ils apportent aussi beaucoup à l’expérience de match.»

M. Legendre souhaite d’ailleurs que le nombre d’Ultras augmente considérablement dans les prochaines années. «Dans certaines villes de la MLS, on en compte de 2 000 à 3 000.»


L’embauche de Jesse Marsch

«L’embauche de Jesse a envoyé un message clair sur le genre d’équipe que nous aurons ici, a indiqué M. Legendre. Les joueurs sauront dès le départ qu’ils ont quelque chose à prouver et quelque chose à bâtir à Montréal.» Avant d’être embauché au mois d’août, Marsch était entraîneur-adjoint de l’équipe nationale américaine. Nick De Santis voulait absolument quelqu’un de familier avec la ligue et il a trouvé son homme. Marsch a passé 14 saisons comme joueur dans la MLS.


L’équipe se bâtit

L’Impact compte en ce moment 22 joueurs dans son alignement. Nick De Santis ajoutera encore certains morceaux, mais le noyau de l’équipe est déjà en place, surtout après l’embauche de Patrice Bernier cette semaine. Le premier joueur présenté aux partisans a été le défenseur central Nelson Rivas, un ancien de l’Inter de Milan. Le onze montréalais a ensuite bien fait au repêchage d’expansion de la MLS et sur le marché des transactions en mettant la main sur, entre autres, le milieu de terrain Davy Arnaud et le défenseur d’expérience Donovan Ricketts. «Nous avons eu des échos de la ligue comme quoi nous avons bien performé, a affirmé M. Legendre. Nous serons une équipe qui, je crois, sera dans la course en partant.»


Le talent québécois

L’Impact comptera sur au moins un joueur local la saison prochaine, le milieu de terrain Patrice Bernier. Le nombre peu élevé de joueurs québécois dans l’alignement ne veut pas dire que le onze montréalais oublie ses racines. «La première chose que nous avons fait après avoir annoncé notre passage en MLS a été de créer une structure de développement pour les jeunes d’ici de 12 à 21 ans, a expliqué le v.p. exécutif. C’est tellement important pour nous d’avoir des Québécois dans l’équipe que nous avons décidé de les former nous-mêmes.»

Le projet est bien sûr à moyen et long terme en raison du nombre peu élevé, en ce moment, de joueurs québécois de calibre pour jouer dans la MLS.

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