C’est un sérieux problème, l’intimidation, mais ça ne se limite pas à l’école. Qu’advient-il des brutes une fois les études finies ou abandonnées?
À Montréal, au centre-ville, j’en vois chaque jour. Elles nous bousculent et nous plaquent (comme au hockey) dans les esca-liers roulants dans le métro et les centres d’achats. Il semble qu’il faille maintenant laisser libre le côté gauche des escaliers pour que ces profiteurs puissent passer. Les gens font la file à droite au bas des escaliers roulants. Pourquoi? Si ces brutes veulent monter plutôt que de se laisser monter, qu’elles choisisÂsent les escaliers fixes.
Ces dictateurs font sans cesse clignoter les phares de leur véhicule derrière nous sur les autoroutes et nous dépassent dangereusement par la droite, même dans le trafic. Allô? Monsieur, madame, pourquoi les laissez-vous faire ainsi? Vous avez peur, je sais.
Moi aussi, j’ai peur, mais il faut que ça change. Il ne faut plus tolérer ça, car ça fait des victimes.
Ça commence à l’école et ça continue par la suite. Ensemble, nous pouvons les arrêter. N’acceptez pas d’être intimidés. Criez, dénoncez. Et pour les abrutis qui se permettent de croire qu’ils sont plus importants que les autres, allez vous faire soigner, obtenez de l’aide, car, un jour, une brute vous rendra la monnaie de votre pièce.
– Carole Lefebvre, Montréal