On a appris récemment que deux itinérants retrouvés sans vie le 14 janvier à la Maison du père sont morts de façon naturelle. Je ne suis pas un médecin, mais quand on me parle de mort naturelle, je pense immédiatement à une mort paisible.
Comment parler de mort paisible quand on sait que ces deux personnes, dont on ne mentionne même pas le nom, menaient une existence se résumant à
une quête de tous les instants pour la survie.
Ces deux morts tragiques sont des victimes d’une société anachronique qui refuse de reconnaître que tous les citoyens dans cette société ont des droits du fait de leur humanité.
Aucune société qui se prétend civilisée ne peut permettre cette grave violation des droits humains qui devrait être sanctionnée par la loi.
Honte!
– Serge Lachapelle