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Fusillade à Toulouse : «Ce n'est pas une fusillade, c'est un attentat»

Rédaction - Metro World News en collaboration avec Associated Press

Lundi matin à Toulouse, quatre personnes, dont trois enfants, ont été froidement abattus devant un collège juif. Les familles des enfants scolarisés à l’école toulousaine Ozar-Hatorah étaient sous le choc lundi. Notre journaliste a recueilli leurs témoignages.

Un père de famille de 30 ans, professeur de religion, deux de ses fils âgés de 3 et 6 ans, ainsi que la fille du directeur de l’établissement, âgée de 8 ans, ont été froidement abattus devant le collège juif Ozar-Hatorah.

Peu après 8 h, à l’heure où la synagogue accueille les 200 élèves de l’établissement pour la prière du matin, un scooter noir a fait irruption devant le collège et, comme à Montauban et à Toulouse, son conducteur a ouvert le feu méthodiquement…

«Il a tiré sur tout ce qui bougeait», a expliqué Michel Valet, le procureur de la République.

«J’arrivais en voiture pour amener mes enfants quand je l’ai vu tirer dans tous les sens. Je leur ai aussitôt demandé de remonter dans la voiture et je suis parti», a raconté un père de famille.

La main sur la bouche, comme pour cacher une grimace d’horreur, une enseignante reste abasourdie. «Si mon train n’avait pas eu de retard, j’aurais dû être au milieu des élèves», témoigne-t-elle.

De chaque côté de la rue Jules Dalou, bloquée par des camions de police, c’est la consternation et l’horreur qui se lisent sur les visages des parents venus récupérer leurs enfants.

Pendus au téléphone, ils essaient d’avoir des nouvelles d’une fille ou d’un fils, rassurent des proches. «Il y a même des gens d’Israël qui m’ont appelé», explique un homme.

Sur le trottoir, des jeunes filles arrivées près de l’établissement au moment des coups de feu étaient effondrées. «Si je trouve celui qui a fait ça, je lui arrache les yeux!» a hurlé l’une d’elles.

Devant les barrières qui bloquent tout le quartier, la tension commence à monter. Les policiers ont fini par «libérer» les parents afin qu’ils récupèrent leurs enfants.

«Ce n’est pas une fusillade, c’est un attentat!» s’est exclamé un père au volant de sa voiture alors qu’il venait de récupérer sa fille. «On n’a pas le droit d’amener ses enfants [à l’école] et ne pas les récupérer vivants le soir.»

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Sécurité maximale

«Je suspends ma participation à la campagne électorale au moins jusqu’à mercredi», qui sera la date de l’enterrement des soldats tués à Toulouse et à Montauban, a déclaré Nicolas Sarkozy.


Minute de silence et campagnes suspendues

Nicolas Sarkozy a annoncé à son arrivée à Toulouse qu’une minute de silence sera respectée aujourd’hui dans les écoles.

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