C’était au tour de Patrick Senécal de visiter hier Métro pour se glisser dans la peau du rédacteur en chef invité.
L’auteur, qui a vu son livre 5150, rue des Ormes être adapté au cinéma dernièrement, a aussi sorti son neuvième roman, Hell.com. Une autre de ses Å“uvres, Les sept jours du Talion, sera sur nos écrans au début de 2010. Un deuxième roman jeunesse est aussi en chantier.
L’auteur a demandé à notre journaliste Marie-Eve Shaffer de se pencher sur le sort des librairies indépendantes. Il commente aussi, au fil des pages, les nouvelles du jour.
Labonté, comme tout le monde, a l’instinct de survie : il sait qu’il va se noyer, alors il essaie de grimper sur les épaules de quelqu’un. Comment ne pas être cynique avec de telles révélations? Les politiciens veulent qu’on s’intéresse à la politique, mais ils font tout pour qu’on s’en éloigne. Au fond, ça fait peut-être leur affaire : moins on s’occupe d’eux, plus ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Vous voyez, moi-même je cède au cynisme.
Quand je vais dans une librairie, je veux qu’on me fasse découvrir des auteurs, des livres. Je ne veux pas avoir l’impression d’être servi par un étudiant qui fait ça comme «job d’été».
J’aime que les librairies indépendantes aient leurs spécialités. J’irai chez tel libraire parce qu’il a un choix de BD?hallucinant, alors que j’irai chez un autre parce qu’il me fera découvrir des auteurs asiatiques complètement tordus. Comme cette libraire de Québec, Pascale, qui m’a initié au monde fascinant de l’écrivaine Yoko Ogawa.
Je suis d’accord que les libraires doivent animer le livre. Si les jeunes ne vont pas dans les librairies, c’est au milieu du livre de s’arranger pour les attirer. Le livre électronique est sans doute un bon moyen.
On doit évidemment se réjouir d’une telle nouvelle. Le problème, avec ce genre d’opération, c’est qu’on coupe les arbres, mais les racines restent profondément enfouies et finissent par repousser. Avec quelques variantes dans les fruits…
Charlebois a la lucidité de reconnaître qu’on s’intéresse plus à ses vieilles chansons qu’à ses nouvelles. Mais comment peut-il en être autrement? Il a fait entrer la chanson québécoise dans la modernité dans les années 1970. Pour moi, dans le monde musical du Québec, il y a avant le disque Lindberg et il y a après. Même Ferland l’a compris et s’est lui-même modernisé avec son album Jaune, peu de temps après Lindberg.
Je ne connais rien, mais absolument rien, au sport. Tout de même, je vais faire mon travail de rédacteur et donner mon opinion éclairée. Je trouve que deux gardiens sur une patinoire, c’est trop. On regrette qu’il n’y ait pas assez de francophones dans le hockey, mais que fait-on du sumo? De plus, les Nordiques devraient revenir, mais à Drummondville (c’est moins loin). Et finalement, Gretzky, y est fini ce gars-là!
