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«Je n'aime pas gouverner»

Le flamboyant premier ministre conservateur de l’Italie, Silvio Berlusconi, dit qu’il déteste gouverner. S’il demeure en poste, c’est parce qu’il est considéré comme «le seul capable de faire tenir le centre-droit en­semble», a-t-il confié à CNN.

«J’assume les fonctions de premier ministre avec le sentiment que je fais un sacrifice. Je n’aime pas vraiment ça. En fait, je n’aime pas ça du tout.»

«Il y a souvent des tâches peu plaisantes à accomplir. Et il y a la presse à scandale, que je qualifierais d’effrontée et de malsaine. Il est difficile d’avoir la responsabilité de diriger un gouvernement dans un pays comme l’Italie.»

Infâmes médias
Silvio Berlusconi a aussi répondu à certaines questions au sujet de ses récents propos controversés, dont ceux sur le président américain, Barack Obama, qu’il a qualifié de «bronzé». Il ne reconnait pas avoir commis un impair diplomatique.

«Je raconte des histoires et je fais des farces. Je fais seulement des farces que tous peuvent comprendre. Je suis toujours conscient de ce que je dis.»

«Je n’ai jamais fait de gaffe. Toutes ces gaffes sont inventées par les journaux», a-t-il affirmé.
Silvio Berlusconi attribue aussi aux médias ses récents déboires conjugaux. Sa deuxième femme, Veronica Lario, n’aurait pas demandé le divorce si ce n’avait été des médias italiens, qui lui ont fait croire à leurs histoires, soutient-il.

Pour justifier sa demande de divorce, Veronica Lario a fait allusion à la présence de Silvio Berlusconi au 18e anniversaire d’une jolie Napo­litaine – alors qu’il a toujours été absent lorsque ses propres enfants ont fêté leur majorité – et au recrutement de co­quettes demoiselles en vue des élections européennes.

Malgré ces scandales, les sondages indiquent que la cote de popularité du Cavaliere est demeurée stable.

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