Le ralentissement économique n’est pas synonyme de ralentissement de la faim. Nous savons qu’encore aujourd’hui, 1,4 milliard de personnes vivent dans une pauvreté extrême entassées dans des bidonvilles.
Il est inconcevable qu’en 2009, une personne sur six n’ait pas droit à une nourriture de base, que des milliers d’enfants n’atteignent pas l’âge de cinq ans et que des milliers d’autres ne puissent pas fréquenter l’école.
Le Canada, qui s’est engagé à augmenter son aide au développement de 0,8 % jusqu’en 2010, devra renouveler cet engagement au-delà de 2010. Il pourra ainsi compter parmi les 22 pays de l’OCDE qui ont établi un calendrier pour la réalisation des objectifs du Millénaire, dont l’un d’eux est de donner 0,7 % du PNB d’ici 2015.
Souvenons-nous qu’il y a 40 ans, le Canada était la première nation à demander aux pays riches de consacrer à 0,7 % de leur revenu national brut à l’aide au développement.
Denise Doiron, Québec