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Honduras: Et maintenant?

«Le Honduras est maintenant dans l’impasse, et la population paie le prix énorme de la rivalité entre Zelaya et Miche­letti», affirme Claude Morin, professeur d’histoire de l’Amérique latine à l’Uni­versité de Montréal.

Mais pour­quoi la communauté internationale ne s’accommode-t-elle pas, comme cela s’est déjà fait ailleurs, de la promesse des putschistes de tenir une élection le 29 novembre afin de désigner un nouveau gouvernement?

«Car ce coup d’État va à l’encontre de ce qui se fait depuis les 15 dernières années en Amérique centrale et du Sud, explique le professeur Morin. Le message qu’il envoie est qu’on peut renverser un gouvernement de gauche dans un pays d’Amérique latine. C’est pourquoi la communauté internationale condamnent ce coup et demandent la restitution de Zelaya, afin d’empêcher la répétition de ce scénario.»

Selon M. Morin, la meilleure solution à l’impasse serait de créer un gouvernement con­for­mément à l’accord de San José. Manuel Zelaya reprendrait donc sa place, mais aurait l’obligation d’avoir autour de lui des gens de plusieurs partis et ne pourrait plus prendre de décision seul. «Tout compromis est boiteux, mais c’est le seul à faire, soutient l’historien. Mieux vaut ce compromis qu’une bataille tous azimuts.»

La situation au Honduras:

Ce reportage a pu être réalisé grâce à la bourse de Reportage international de l’ACDI-ACJ.

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