Si Nasser al-Nawajah avait accès à l’eau, il pourrait avoir plus de moutons, et sa famille pourrait se laver convenablement. Mais le jeune berger est Palestinien.
Selon un nouveau rapport d’Amnistie internationale, Israël viole constamment les droits humains des PalesÂtiniens en leur refusant un accès adéquat à l’eau.
«Israël contrôle toutes les sources d’eau qu’elle partage avec les Palestiniens des territoires occupés et ne leur accorde que 20 % des réserÂves disponibles, affirme l’auteure du rapport, Donatella Rovera. Les agences d’aide humanitaire essaient de donner un coup de main aux Palestiniens, mais elles ne peuvent fournir de l’eau à grande échelle.»
Aujourd’hui, les PalesÂtiniens ont droit, quotidiennement, à quelque 70 litres d’eau par personne. Du côté israélien, la consommation quotidienne est d’environ 300 litres par personne.
Plusieurs Palestiniens doiÂvent vivre avec une quantité d’eau minime, soit environ 20 litres par jour par personÂne. Près de 200 000 haÂÂbitants des territoires occupés n’ont pas accès à l’eau courante.
Tous les aspects de la vie affectés
Le village de Nasser al-Nawajah, situé au sud d’Hébron (Cisjordanie), doit composer avec des pénuries d’eau depuis que l’armée israélienne y a détruit des puits, il y a 10 ans. «Cela affecÂte tous les aspects de ma vie, dit le jeune père. J’aimerais avoir plus de moutons, mais c’est impossible si je n’ai pas plus d’eau. L’eau qui nous arrive par camions-citernes est 10 fois plus chère que l’eau courante. Alors, on récolte l’eau de pluie. La quantité d’eau récoltée est minime.»
Selon Amnistie internationale, la politique d’Israël par rapport à l’eau a un but plus large. «En rendant l’accès à l’eau difficile pour les Palestiniens, Israël les force à quitter les territoires occupés, explique Donatella Rovera. Il est possible de vivre dans une tente, mais il est impossible de vivre sans eau.»
Le ministère israélien des Affaires étrangères d’Israël et l’ambassade d’Israël à Londres n’ont pu être rejoints par Métro.