Ce texte est pour faire suite à la déclaration des dirigeants de Transport 2000 sur le sujet de jeudi dernier (Transport en commun : «Ça suffit, les études!») dans le journal Métro du 22 octobre.
Je suis en accord avec les dirigeants de cette organisation. Il est temps que le gouvernement du Québec arrête les études à répétition, il devrait se mettre en mode de réalisation des projets de transport en commun.
Si les dirigeants et la population des trois villes de la région de Montréal sont en accord pour la construction de 20 kilo-mètres du métro, ils ne devront pas oublier le coût exorbitant d’un tel projet avant le début de la construction.
Quand un gouvernement utilise des études à répétition, cela peut-être veut dire que ce gouvernement n’est pas intéressé à la réalisation d’un tel projet.
Aujourd’hui, la majorité des projets de transport collectif au Canada sont réalisés en surface. Les grandes villes canadiennes investissent majoritairement dans le tramway (Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver), le tram-train (Ottawa, Calgary) et le pré-métro (Toronto).
Depuis l’accident du pont de la Concorde à Laval, le gouvernement provincial a investi presque exclusivement dans des projets autoroutiers. Il a oublié d’investir une somme équivalente dans le transport collectif.
Si certains ministres possèdent des limousines pour leurs fonctions, ils ont oublié que certaines populations n’ont que le transport en commun pour se déplacer.
Montréal devrait avoir les mêmes privilèges que la ville de Toronto. Les élus de la ville de Montréal devront être capables d’investir massivement dans le transport collectif et de contrôler la circulation des véhicules motorisés.
La ville de Montréal est stoppée dans son développement par certains ministres et fonctionnaires provinciaux indifférents.
Mariano Ventresca