Qui l’eût cru? Même à l’âge vénérable de 200 ans, le naturaliste anglais Charles Darwin est toujours bien vivant. Même s’il est décédé en 1882, l’héritage qu’il nous a légué au plan scientifique est toujours d’actualité. PourÂtant, rien ne semblait le prédestiner à une carrière en sciences.
Après l’abandon de ses études de médecine, il s’inscrit en théologie. Il se découvre alors une passion pour les sciences naturelles. Un de ses professeurs le remarque et le recommande comme naturaliste pour une expédition en Amérique du Sud.
En décembre 1831, Darwin s’embarque à bord du Beagle et entame l’un des plus grands voyages scientifiques jamais entrepris à ce jour. Durant son périple de cinq ans, il va recueillir une quantité impressionnante d’artefacts (fossiles, plantes, insectes…) qu’il envoie directement en Angleterre afin de pouvoir les étudier à son retour.
Un ancêtre commun
Tout au long de son périple, Darwin se demande pourquoi des fossiles d’animaux semblables se retrouvent à des milliers de kilomètres les uns des autres. Il en vient à la conclusion que les espèces proviennent d’un ancêtre commun et qu’elles évoluent avec le temps.
Cependant, le simple fait d’évoquer une telle hypothèse était prématuré, voire suicidaire, à l’époque. De retour en Angleterre, Darwin débute la rédaction de sa théorie basée sur des preuves en béton afin de convaincre les scientifiques et la classe religieuse de l’époque.
Le 22 novembre 1859, soit 23 ans après la fin de son expédition à bord du Beagle, Charles Darwin publie enfin sa théorie sur l’origine des espèces. L’ouvrage remporte un franc succès. Malgré une série de débats houleux, la majorité de la communauté scientifique en vient finalement à approuver la théorie devant les arguments et les preuves amassés par Darwin.
On y apprend que seuls les individus les mieux adaptés à leur milieu réussissent à survivre et à se reproduire. Par exemple, des têtards de grenouilles provenant d’une même femelle sont tous légèrement différents les uns par rapport aux autres. Seuls les têtards les plus rapides survivront à l’attaque d’un poisson. C’est ce qu’on appelle la sélection naturelle. Au fil des ans, de légères mutations se produisent et l’espèce évolue, s’adaptant de mieux en mieux à son milieu.
Toujours enseignée
Aujourd’hui, la théorie sur l’origine des espèces est toujours enseignée à l’université. Elle a même été améliorée grâce à la génétique, science inconnue à l’époque de Darwin. On peut donc affirmer que Darwin est toujours bien vivant.