À l’approche des Fêtes, les bulletins de nouvelles nous présentent la pénurie des banques alimentaires et les cris de détresse des Moissons, de Montréal et d’ailleurs, qui ne pourront pas répondre aux besoins grandissants de leurs clients.
En même temps, pour diminuer le déficit du gouvernement Charest, nombre de personnes prônent spontanément l’augmentation des prix de l’électricité, l’augmentation des frais de garderie, l’augmentation des frais de scolarité. Il est également question d’augmenter la TPS. Peut-on m’expliquer comment ces propositions vont améliorer le sort des gens qui doivent recourir aux banques alimentaires?
Par ailleurs, qui se risque à toucher à l’impôt? Des augmentations feraient-elles si mal à ceux qui sont capables d’en payer, et qui ne sont pas les familles qui recourent aux banques alimentaires? N’est-ce pas ces mêmes contribuables plus aisés qui se voient offrir des réductions d’impôt pour placements dans les REER, pour les multiples autres formules légales d’évasion fiscale, non accessibles aux plus pauvres? Et que dire des compagnies qui se dispensent si facilement d’assumer leur responsabilité sociale?
Bref, n’y aurait-il pas moyen d’envisager de réduire le déficit sans accabler davantage les familles qui, à longueur d’année comme à l’approche de Noël, doivent recourir aux banques
alimentaires?
Normand Breault