Pour faire suite à la déclaration du premier ministre du Québec, qui souhaite diminuer de 20 % les gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020. Il devra premièrement diminuer les investissements dans les infrastructures autoroutières. Il devra investir une somme équivalente ou supérieure dans les projets de transport collectif. Ce n’est pas le cas présentement dans la région de Montréal.
Actuellement, le gouvernement du Québec favorise l’usage des véhicules motorisés quand il investit massivement dans les projets d’infrastructures autoroutières. Ce gouvernement est un sacré menteur et il a le culot de se présenter comme un défenseur de l’environnement. En plus, Jean Charest coprésidera le 15 décembre le Sommet des leaders, qui réunira une cinquantaine de chefs des États fédérés du globe.
Est-ce que les ministres du gouvernement auront l’audace de délaisser leur limousine de fonction pour aller travailler en transport collectif?
Ce gouvernement devra investir davantage dans le transport collectif (tramway, tram-train, électrification des trains de banlieue, autobus et prolongement du métro).
Présentement, la ville de Toronto a déjà changé de mentalité. Elle s’apprête à investir durant les 15 prochaines années 400 M$ par année dans le transport collectif. Cette ville aura 127 kilomètres de lignes de tramway de plus et elle prolongera son métro sur la ligne orange vers le nord.
À Ottawa, il y a réactivation du projet du tram-train. À Calgary, il y a un prolongement du CTrain. Il y a aussi d’autres villes (Winnipeg, Edmonton, Vancouver et Victoria) qui investissent dans le tramway.
À Montréal, il y a seulement des études à répétition et des promesses de réalisation. Que les trois paliers gouvernementaux passent en mode réalisation!
Mariano Ventresca