Noël approche à grands pas, et à cette occasion, nous sommes appelés de toutes parts à penser à nos semblables. Après tout, Noël est une fête de partage et d’amour ! Or, ces dernières années, on nous pousse dans la gorge l’amour et le don de soi à la petite cuillère, jusqu’à plus faim. Les boîtes de denrées poussent comme des champignons, c’est simple, même le quincaillier du coin en a une! Sans parler des écoles, églises, magasins et centres sportifs, pour ne nommer que ceux-là. Les sollicitations postales pullulent, l’ensemble des fondations font des campagnes de Noël, les unes plus impressionnantes que les autres. De partout, on nous tend la main. Et pire encore, on nous culpabilise de donner «moins que l’année passée». Mais personne ne relève le fait qu’il y a une énorme dilution des dons, qu’il y a de plus en plus de mains tendues. Sans vouloir dire qu’il y a des causes plus importantes que d’autres, je pense que toute cette industrie du «don» (car il s’agit bien d’une industrie) devrait être réglementée d’une manière ou d’une autre, car autrement les citoyens auront de plus en plus de difficulté à traverser cette période où ils sont assaillis et franchement culpabilisés, peu importe combien ils donnent.
Adina Ungureanu, Laval