La première ministre ukrainienne et égérie de la Révolution orange de 2004, Ioulia Timochenko, a obtenu environ 25 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle de dimanche, s’assurant ainsi de participer au second tour du 7 février. Bien que devancée par son rival pro-russe Viktor IanoukoÂvitch – il a obtenu l’appui de quelque 35 % des électeurs –, Ioulia Timochenko aurait de bonnes chances de présider aux destinées de son pays.
Un sociologue ukrainien, Viktor Nebojenko, affirmait hier à l’Associated Press qu’«Ianoukovitch avait épuisé sa base électorale», alors que Timochenko, «formidable communicatrice, a une chance de remporter cette élection». Mais Ioulia Timochenko n’est pas connue que pour ses ambitions. La dame à l’aube de la cinquantaine attribue elle-même une partie de sa réussite politique à son joli minois.
Croyez-vous pouvoir devancer Ianoukovitch au second tour?
Je suis persuadée que ceux qui ont voté pour les candidats de la démocratie – soit environ 60 % de l’électorat – uniront leurs voix au second tour. Notre plan, c’est qu’Ianoukovitch n’ait pas un vote de plus que lors du premier tour.
Le quart des Ukrainiens ont voté pour vous au premier tour…
Je remercie profondément ces personnes. Malgré les horribles mensonges et le salissage qui ont marqué la campagne des oligarques près de IanoukoÂvitch, tous ces gens ont voté pour moi. Je ne vous décevrai jamais, mon cher peuple, et vous ne regretterez jamais votre choix.
Est-ce difficile de bienparaître, malgré votre horaire chargé?
Grâce à mes parents, j’ai de bons gènes! Je ne suis pas qu’une politicienne; je suis aussi une femme. Je veux bien paraître. Bien entendu, j’ai des gens autour de moi qui s’occupent de mon look, de mon maquillage et de mes tenues, entre autres. Mais ma motivation la plus importante est de plaire à mon mari, à mon peuple, à mon pays. Si j’avis été laide, personne ne m’aurait suivie.
Vos tresses sont votre marque de commerce. Certains essaient de vous ressembler, alors que d’autres se moquent de votre coiffure.
Je passe sept minutes par jour à me coiffer. Je sais aujourd’hui que mes tresses sont à la mode. J’ai même un fan club, dont un dans ma ville d’origine, Dnipropetrovsk. Je pense que les tresses sont très féminines.