Le message est clair : Darius Kasparaitis, défenseur du Ska de Saint-Pétersbourg, anciennement des Islanders et des Rangers de New York ainsi que des Penguins de Pittsburgh, croit que sa ligue sera bientôt en mesure de faire compétition à la Ligue nationale de hockey. «Tout le monde dans la Ligue nationale, on vous prévient, on s’en vient vous chercher», a-t-il lancé cette semaine après un match de son équipe.
Le défenseur n’hésite pas à utiliser un argument de poids pour tenter de convaincre d’autres joueurs de la LNH de se joindre au circuit russe : l’argent. «On peut faire beaucoup d’argent et c’est une bonne ligue, bien meilleure que pendant le lock-out, a-t-il dit. Nous avons de bons hôtels, de bons amphithéâtres et, de plus en plus, nous voulons faire compétition à la Ligue nationale. C’est sans doute l’objectif principal de notre ligue. La KHL offre aussi une belle option aux joueurs européens et américains qui ont de la difficulté à percer dans la LNH de jouer du hockey de haut niveau.»
On voit bien que Kasparaitis n’a pas perdu son franc-parler un peu provocateur en passant de la LNH à la KHL. Seule différence, l’ancien robuste défenseur n’a pas l’occasion de punir l’adversaire aussi souvent que lorsqu’il évoluait dans la LNH. «Les arbitres, ici, acceptent moins la robustesse que dans la LNH, indique-t-il. Peut-être qu’un jour, ils assoupliront les règles un peu et que les parties deviendront ainsi plus intéressantes à regarder.»