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Retour sur la langue dans le métro

J’avoue que ma lettre de mardi dernier au sujet de l’usage de messages bilingues dans les lieux publics de certaines villes, tel que le métro, manquait de rigueur, n’ayant pas cité d’exemples. Après tout, c’était une lettre d’opinion et non une nouvelle. L’espace est limité. Il n’en demeure pas moins que les faits étaient vrais.

Oui, New York et Los Angeles diffusent des messages en anglais et en espagnol dans leur système de transport en commun. Cela n’a rien à voir avec des lois, mais avec la réalité sociale de chaque ville.

La réalité bilingue se vit à Montréal depuis des siècles, mais on ne peut pas dire la même chose de Toronto. Le centre-ville montréalais regorge d’institutions et commerces anglophones (universités, cégeps, cinémas, stations de télé et de radio, etc.)

Et notez bien que toute la protection dont bénéficie le français à l’extérieur du Québec, y compris une chaîne de télé à l’échelle nationale, est là grâce au fait que le Québec évolue dans une grande fédération, reconnue comme l’une des meilleures de la planète, qui supporte et reconnaît le besoin de protéger et, surtout, de promouvoir le français ailleurs qu’au Québec, aussi loin que l’océan Pacifique.

Si le Québec devenait un îlot isolé avec une poignée d’habitants dans cette mer anglaise, les francophones devront oublier cette protection, car ce ne sera certainement pas Mme Marois et son parti qui iraient défendre leurs intérêts à l’extérieur des frontières de leur nouveau royaume.

Par cette lettre, je veux tout simplement crier que les séparatistes ne détiennent pas l’exclusivité des meilleures solutions pour l’épanouissement de notre culture francophone, même s’ils le prétendent.

Fede Sanchez

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