En réponse à la lettre de Fede Sanchez publiée dans cette page mercredi.
Pour M. Sanchez, aucun mot ne semble trop fort pour dénigrer ceux qui osent critiquer ses opinions sur la question linguistique : «ignorants», «fanatiques», etc. Le Québec étant un îlot de francophonie dans une mer anglophone, je m’imagine mal comment on peut remettre en cause la nécessité de protéger notre langue au plan juridique. D’ailleurs, d’autres villes cosmopolites comme New York et Toronto n’ont jamais remis en question l’unilinguisme des messages diffusés dans le métro. Mais pour autant, il ne me viendrait jamais à l’esprit de dire que les New-Yorkais ou les Torontois sont des ignorants ou des fanatiques. S’il est vrai que «plusieurs villes à travers le monde communiquent des messages bilingues et trilingues dans les lieux publics», comme l’affirme M. Sanchez, ce serait la moindre des choses qu’il donne quelques exemples.
Pour ce qui est des «dizaines de milliers d’étudiants étrangers qui viennent dépenser leurs beaux dollars dans l’économie montréalaise», je lui ferai remarquer qu’ils viennent avant tout étudier ici pour profiter des droits de scolarité extrêmement avantageux que leur offre le gouvernement du Québec comparativement aux autres grandes villes nord-américaines. Pour terminer, je dirai simplement que (pour être poli) l’analyse de M. Sanchez manque de rigueur.
Paul-André Allard, Montréal